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J’écris peu ces temps-ci parce que je passe un bout  »Rought ».. Je crois qu’on en a tous dans nos vies et je ne peux pas vraiment en parler comme ça publiquement parce que ça implique ma famille et celle de mon conjoint..

J’ai envie d’écrire mais les idées ne sont pas claire dans ma tête.. je vie beaucoup d’inquiétude et d’incertitude.

L’ado allant passer du temps chez sa mère bientôt, je devrai avoir un répit sur une partie de mes d’inquiétudes et ainsi être plus disponible pour écrire mon blog…

Lettre de demission d’une préposée aux bénéficiaires..

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Voici une lettre écrite par une préposée aux bénéficiaires qui devait expliquer à son employeur pourquoi elle démissionnait..

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Il 4 ans, j’ai démissionné pour les mêmes raisons. J’ai dû moi aussi faire part des raisons qui m’y ont poussée. Je vois que rien n’a changé même si l’on m’avait dit qu’ils rectifieraient la situation..

Trois-Rivières Septembre 2014

Bonjour,

À qui de droit, (membres de la direction, gouvernement ou tout autre personne qui détient le pouvoir de faire évoluer les choses…)

Ça fait des jours que je cherche la bonne façon de décrire, d’expliquer, de m’exprimer, afin de mieux faire comprendre les raisons pour lesquelles j’ai démissionné de ma vocation de PAB. Si je pouvais résumer en une phrase, je dirais « Mon métier me détruit » autant physiquement que psychologiquement. Je ne cherche pas la pitié, je demande seulement un peu d’empathie, de l’écoute et de la reconnaissance, de la compréhension, mais surtout du soutien,,, le désir de vous faire réaliser… que je tente de sauver mes collègues ainsi que les patients des centres hospitaliers, et peut-être recevoir un peu de ce que j’ai tant donné… !

Pour commencer, avoir entre 12 et 16 patients pour une seule préposée…. C’est selon MON jugement, INHUMAIN! Comme j’aimerais vous faire visualiser !!!

D’abord, faisons une moyenne entre le minimum et le maximum de patients attribués à une préposée. Une journée typique où j’ai 14 patients. J’arrive à 7hrs am. Je dois distribuer le déjeuner à 8hrs am. Je dois évidemment lever tous les 14 patients au fauteuil (pour stimuler leur autonomie) en une heure, on se comprend là-dessus ?
J’aimerais savoir, combien de temps concédez-vous à une personne pour lever ces 14 patients en considérant qu’il y a en moyenne (sans exagérer):

-2 patients paralysés d’un côté.
-2 patientes très confuses qui ont jouées dans leurs culottes d’incontinence et ont faits des dégâts dans leurs lits, leurs mains, leurs visages… (Changements de lits urgents, on s’entend ???)
-2 patients très lourds qui souffrent au dos.
-2 patients branchés sur des pompes avec lunettes d’oxygène et sondes, bref remplis de fils !!!
-2 patients à qui l’on doit expliquer et réexpliquer les principes de la marchette (pour stimuler leur autonomie) et les installer dans un fauteuil gériatrique avec ceinture et tablette.
-1 patient à installer droit dans son lit, oreiller au dos, parce qu’il doit rester alité.
-2 patients qui sont faciles à mobiliser, mais qui refusent de se lever et deviennent agressifs.
-1 patient autonome. (La joie!)

Mais ce n’est pas tout. Pendant que l’on doit lever tous ces patients:
-6 d’entre eux ont besoin d’aller aux toilettes, se déplacer (pour stimuler leur autonomie) et les autres on doit, soit changer leurs culottes, soit les installer sur la bassine ou la chaise d’aisance.
En une heure, pensez-vous que c’est possible de BIEN faire tout ça ???
Je mets de l’importance sur le mot BIEN et je m’explique…
Je parle de « bien faire » dans le sens où :
-J’aime quand mes patients travaillent eux-mêmes le plus possible pour se mobiliser (ça stimule leur autonomie), mais je pourrais aussi les prendre par le dessous des bras et la culotte et tirer, en disant « Go on se lève » ça irait plus vite !!!

-J’aime aussi quand mes patients ont les parties génitales et les mains bien nettoyées lorsqu’ils vont à la toilette (c’est plus sain), mais je pourrais camoufler le tout avec une culotte d’incontinence neuve, sans laver leurs mains et personne n’en saurait rien, ça irait plus vite !!!

-J’aime aussi répondre aux cloches d’appels le plus efficacement possible. (Souvent les besoins des patients sont importants), mais je pourrais simplement éteindre la cloche d’appel sans répondre à la demande du patient, ça irait plus vite !!!

Bon, revenons au déjeuner. À chaque cabaret distribué, je leur installe un tablier et m’assure qu’ils aient les mains propres.
Sur les 14 cabarets distribués :
-9 d’entre eux ont besoin d’aide pour ouvrir tout leurs contenants.
-7 d’entre eux ne graissent pas leurs rôties et on les assiste le temps qu’ils le fassent seul avec consignes (pour stimuler leur autonomie).
-2 d’entre eux ne mangent pas seul.

Combien de temps allouez-vous à une personne pour nourrir deux êtres humains ???

Ensuite la PAB doit ramasser tous les cabarets, noter le pourcentage de la nourriture mangée par le patient et noter s’il y a lieu les dosages de liquide bu.

Maintenant, pour continuer dans les moyennes non exagérées…

-9 bains partiels ou complets doivent être faits (en moyenne, selon notre plan de travail).
-3 lits doivent être changés au complet (sans compter les imprévus).

Combien de temps accordez-vous pour BIEN faire ces tâches ???
Je m’explique encore sur le mot « BIEN »…
-J’aime nettoyer avec soins mes patients. Savonner, rincer, essuyer, crémer (ils le méritent), mais je pourrais aussi n’utiliser que le savon sans rinçage qui n’élimine pas les odeurs et qui ne sent rien et essuyer très rapidement en laissant de l’humidité, personne ne le saurait, ça irait plus vite !!!

-J’aime faire la barbe de mes patients. Ils sont âgés mais ont encore une fierté et j’ai l’impression qu’ils feel mieux (c’est sûrement psychologique de ma part). Je pourrais me dire, la barbe peut s’endurer encore 1 jour ou 2, les employés de demain le feront, ça irait plus vite !!!
(et je me le dis souvent, je n’ai pas le choix).

-J’aime quand mes patients propres se couchent dans un lit propre. Je pourrais tout simplement ne pas le faire quand le lit ne semble pas souillé, ça irait plus vite !!!

Ensuite arrive le temps du dîner. Je pourrais répéter le même paragraphe que celui du déjeuner (ça aurait plus d’impact), mais je vais m’abstenir en espérant que cette partie là, ait été bien comprise… ça va aller plus vite !!!

Pour faire plus court dans toutes les tâches que je n’ai pas encore mentionnées, je vais les ajouter ici… Notez bien qu’on termine notre chiffre de travail à 15hrs pm. En épargnant beaucoup de détails, puisque les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas…!
– La moitié des patients veulent se coucher après déjeuner, se relever pour diner, se recoucher après diner et parfois se relever encore. (Moyenne de 21 mobilisations en levée et couché).
– Presque tous vont à la toilette 3 fois par chiffre de jour (13×3=39), (Pour un patient autonome à ne pas oublier) !!!
Regardez bien, juste la dernière phrase entre parenthèse… 39 FOIS allés/retours des toilettes ou changements de culottes !

Combien de temps estimez-vous à quelqu’un pour faire cette tâche 39 fois ???
(N’oubliez pas d’ajouter à ça les 9 bains partiels ou pas, les 3 changements de lit et la liste qui suit…)
-3 patients doivent être préparés pour un examen. Ce qui s’avère être de nouvelles mobilisations.
-1 départ ou une admission de patient (qui inclut du temps de préparation).
-5 collations à distribuer aux personnes diabétiques (on ne les lance pas sur les tables. Ça indique ici d’installer le patient pour qu’il soit capable de manger ou de le nourrir s’il en est pas capable seul).
-Vider les poches souillées dans la chute à linge. (Moyenne 7 par jour, s’il n’y a pas de cas en isolation).
-Désinfecter tous les chariots de poches souillées
-Faire la tâche de la semaine (ex : laver le frigidaire appartenant à tout le personnel).
-Remplir les chariots de lingerie, de nettoyants, crèmes, culottes, etc.
-Ramasser les traîneries sur les tables des patients et désinfecter celles-ci.
-Chaque civière ou fauteuil roulant doit être désinfectés après utilisation.
-Sans oublier que l’on a en moyenne 1h15 min. de pause et dîner combinés.

Aussi, plusieurs imprévus arrivent au mauvais moment. En moyenne (j’aime faire une moyenne de mes 5 années d’expériences) 2 de cette liste arrivent au moins à tous les jours.

– Renversement de pichet d’eau.
– Vomissures.
– Dégâts de selles ou d’urine.
– Mauvais cabaret (doit se rendre à la cafétéria en chercher un autre).
-.Commission à faire pour infirmière (aller en stérilisation ou aller chercher commande au laboratoire).
-.Patients à risque de chute qui se lève seul trop souvent (surveillance étroite difficile à faire lorsqu’on est occupé à une autre tâche).
-.Faire marcher les patients, selon le tableau de recommandation du programme de mobilisation.
– Bonbonnes d’oxygène vides lorsqu’on en a besoin immédiatement.
– Patients en isolation (C difficile ou SARM) qui demande plus de temps de préparation.
– Réunion d’équipe à tous les matins (où souvent les préposées sont parfois trop occupées pour y assister, et ça ne semble pas toujours très important aux yeux d’une partie du reste du personnel que la préposée ne connaisse pas les problèmes de ses patients).
– Mettre le plan de travail à jour et signer les tâches faites.
– Nettoyage des bassines, bols de bain et autres équipements.
– Patient qui utilise la cloche d’appel régulièrement parce qu’il a chaud, froid, est mal installé, ça lui pique dans le dos, est inquiet, etc.

Vous adjugez combien de temps aux imprévus ???

Notez bien, que mes patients ont toujours été MA PRIORITÉ. Je sais aussi qu’ils m’appréciaient. Souvent je me suis fait remercier de ma douceur et ma délicatesse. J’aimais beaucoup le nouveau programme de mobilité (faire bouger les patients) en fixant des objectifs aux patients sur leur capacité de marcher, d’aller de plus en plus loin, ainsi que leurs AVQ. Mon but premier était de mettre du bonheur dans leur journée, ils en avaient besoin! De plus, j’ai quand même eu la chance de travailler avec des infirmières en or qui s’épuisaient aussi au travail parce qu’elles (ou ils) aidaient beaucoup à mobiliser les patients en plus de leurs tâches… et je les remercie! Par contre, avec tout l’ouvrage qui en découlait la majorité du temps, je dois avouer que j’étais plus qu’épuisée à la fin de la journée.

Maintenant, je tiens à mentionner un point important à mes yeux (qui concerne tout le monde). Le manque de solidarité entre « certains collègues » ou autres quarts de travail… Je précise ici un point important puisque j’en ai été affectée moi-même comme plusieurs, et je l’ai trop souvent remarqué pour ne pas le mentionner.
Avant de vous en faire part j’insiste sur une précision. Tous les points que j’ai dictés plus haut en parlant de ce que j’aime « bien faire » avec les patients, ont été faits de ma part avec tout mon coeur et toute mon énergie. J’ai toujours fait mes tâches du mieux que je pouvais en donnant mon 100%. Prenant soin des patients, je n’ai jamais eu cette école de pensée qui dit « Ça va aller plus vite »!

Mentionnons maintenant les remarques négatives (de certaines personnes) que j’appelle en autre terme « du bitchage » et qui peuvent nuire au rendement, à l’estime et à la confiance en soi et qui peuvent mener à l’épuisement à force de vouloir être parfaite pour satisfaire et plaire à tous…
J’ajouterai entre parenthèses ma remarque personnelle.

– Plainte d’une collègue du chiffre du soir que les plats de collations ne sont pas ramassés sur les tables des patients. (Dans le pire des cas, il y en a juste 5 qui traînent, alors en passant les verres d’eau avec ton chariot, tu peux facilement les ramasser non ?!!)

– Plainte d’une collègue du chiffre de soir sur le fait que les draps du fauteuil patient n’ont pas été changés en même temps que le lit. (Quand je change le lit du patient, souvent le patient est assis sur son fauteuil, je ne peux donc pas changer le drap du fauteuil. Plus tard, je manque souvent de temps. Mais toi tu peux! À 10hrs le soir quand tous les patients sont couchés!!! Et si tu n’as pas le temps…. Je ne te jugerai pas) émoticône wink

– Plainte d’une collègue du chiffre de soir que les culottes n’ont pas été changées pendant la dernière tournée. (Si je commence ma dernière tournée de culottes à 14hrs et que toi tu passes à 15h30, il est fort possible que tu trouves une ou deux culottes souillées. Penses-tu que je ne vois jamais de culottes souillées quand je commence mon chiffre le matin? Et non, je ne me plains pas, je comprends que ça se peut, puisqu’il n’y a pas encore de minuterie sur la vessie des gens…) !!!

– Plainte d’un autre chiffre que le vidage des poches de linge souillées ou le remplissage n’ont pas été fait. (Ben non! Je n’ai pas eu le temps aujourd’hui! C’est rare mais ça arrive. Câline… Mes patients ont été prioritaires! J’espère, moi aussi, que ça ira mieux demain !!!)

-.Affirmation d’une collègue à une autre lorsque j’ai travaillé dans un département où je n’étais pas habitué du tout et qui demande des soins particuliers. «Ha non! Ils nous envoient toujours des petites nouvelles qui sont pas habituées, j’suis assez tannée»! (Yououuu!! je suis là! Que c’est agréable de commencer une journée avec un bel accueil comme ça !!! Surtout quand j’ai angoissé toute la nuit à l’idée d’être obligé d’aller travailler à un endroit où je ne suis pas à l’aise du tout et que j’appréhendais déjà ce genre d’attitude ! Je me demande bien pourquoi…)

-.Phrase que j’ai entendue trop souvent dans plusieurs départements, sauf dans mon département habituel où mes collègues me connaissent bien. « ELLE EST OÙ MA PRÉPOSÉE ? » ou encore « Heille! C’est tu toi ma préposée ? Viens ici j’ai besoin ! » (Heu… J’ai un prénom moi aussi et il est encore plus beau que « ma préposée »! De plus, je ne t’appartiens pas! Nous sommes une équipe de 3. Serait-il possible de retenir mon prénom qui est écrit au tableau ?!! Au pire, écris-le sur ton bras si tu n’as pas de mémoire…) émoticône wink

On tente d’apprendre aux enfants le respect, l’acceptation, la compréhension, la communication, bref, rendu en milieu de travail est-ce que l’on pourrait appliquer ces belles valeurs? Croyez-moi, L’harmonie et la qualité du travail accompli commence par tout ceci… émoticône wink

Voilà toutes les raisons pour lesquelles je me suis épuisée à vouloir satisfaire à tout le monde dans ce que je croyais être « Ma Vocation ».

La petite goutte qui a fait déborder le vase maintenant…!

Je suis monoparental. Je n’ai pas de mère ou belle-mère qui est disponible en tout temps, comme bien d’autres, pour s’occuper de mon enfant au besoin. Comme je suis seule avec mon enfant, je ne suis pas assez fortuné pour réserver un budget au gardiennage. Étant disponible sur le chiffre de jour, on exige d’être disponible et de travailler au moins 2 soirs semaine. Je réussis parfois à m’organiser mais là dans ce cas-ci c’était plus compliqué. On me demandait de travailler de soir (dans le département mentionné plus haut où je ne suis pas à l’aise et ne me sens pas la bienvenue) et de rentrer de jour le lendemain. Je tente par tous les moyens de trouver une solution. Je demande un refus de quart. On me dit que selon la nouvelle convention, on ne peut plus faire ça. Je tente d’échanger avec un autre employé, je ne trouve personne et je n’ai pas droit à la liste d’employés. Je demande alors des vacances fractionnées. On me le refuse aussi, je ne suis pas dans les délais. Donc, je demande à la liste de rappel de me proposer une autre solution. Voici la solution que j’ai reçue, sur un ton de voix aussi agréable qu’une gastro : « Trouve toi une gardienne comme tout le monde »!

J’ai démissionné!

NB (Je tiens à ajouter que pendant mes 5 années au centre hospitalier de ma région, j’ai fait des rencontres merveilleuses. Je m’ennuie de mes collègues avec qui j’ai développé une belle complicité, ce qui rendait tout de même l’atmosphère agréable à travailler. Je m’ennuie également de mettre du soleil dans la journée de mes patients. Pour eux, j’étais à ma place, et ils appréciaient ma façon de prendre soins d’eux. Je les remercie, collègues et patients, qui m’ont permis de tenir le coup pendant tout ce temps. Maintenant, je ne suis plus là, mais sachez que je vous appuierai toujours et m’impliquerai à faire reconnaître cette gratifiante vocation !!!

À la prochaine chers amis!

Chapeau ma belle Danika pour ton courage!

Il était une fois..

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C’est l’histoire d’un garçon née à la fin des années 90. D’une mère qui travail dans la restauration. D’un père étudiant. Tous deux mi vingtaine. La mère décide que pour élever son enfant il serait mieux qu’elle soit à la maison. Tous les soirs elle sors avec on-ne-sais-qui. Elle entre parfois saoule, parfois pompette et parfois pas du tout. À se rythme, le père en a assez et décide de partir avec son fils de 2 ans. Il termine ses études mais ne travail pas dans son domaine. La mère demande la garde du garçon et le juge lui accorde et laisse une fin de semaine sur deux au père.

L’enfant vieillit. La mère aussi. Il commence à parler mais ne raconte que des mensonges. Elle rencontre un homme bien qui s’occupera mieux de son fils qu’elle. Puis il décide de partir laissant l’enfant et sa mère seuls. Elle rencontre un autre homme avec qui elle emménage immédiatement. Ils consomment marijuana et alcool en présence de l’enfant. L’enfant vieillit et continue de mentir. La mère le laisse à lui même, ne l’éduque pas, ne fait aucune discipline. Pendant ce temps, le père paie sa pension, les vêtements de son fils ainsi que tout ce s=qui a trait a la vie scolaire. Il continue de le voir 1 fin de semaine sur deux. Il travail de nuit parce que c’est plus payant et qu’il doit contribuer.. Et parce que l’enfant lui dit que le chum de sa mère a vendue la nouvelle paire de soulier qu’il lui a acheté pour la rentrée scolaire.

Le père rencontre une jeune femme et cette jeune femme, c’est moi.

Un soir, le conjoint de la mère est en colère, il cris et commence à la frapper. L’enfant appel le 9-1-1. Le père va chercher son fils et demande à la mère de quitter cet homme s’il veut revoir son garçon. Le père démissionne de son emploie de nuit pour s’occuper de son fils pendant 1 mois. 1 mois ou il continue de payer sa pension, nourrit son fils, paie la dette du service de garde de mme pour qu’il puisse dîner à l’école. Fait ses lunch, va le porter et le chercher en voiture. Petit train va loin, le père envisage de prendre la garde complète.

La mère quitte l’homme, et emménage avec un autre. Elle reprend son fils parce que son avocate lui a recommandé de suivre le jugement de cours. Le papa déménage dans une autre ville. 1 fin de semaine sur deux il fait l’allée-retour en voiture pour voir son garçon. Il ne sait pas ce qui se passe chez la maman car les deux parents ne se parlent pas. Il sait seulement qu’elle ne le chicane jamais et en voit les répercussions lorsqu’il arrive pour un week-end. Il a de mauvaises manières, fait de l’embonpoint et n’a aucun intérêt pour l’extérieur.

La nouvelle conjointe est enceinte. Le père lui dit qu’il aimerait avoir la garde de son fils. La conjointe est d’accord sans savoir dans quoi elle s’est embarqué. La mère refuse. Elle tombe enceinte et accouche de son deuxième fils.. Deux semaines avant la rentrée au secondaire du garçon, la mère et le beau-père déposent l’enfant au pieds de la porte du papa avec son sac à dos. ‘Désolé mais nous ne savons plus quoi faire avec lui’

Sans plus d’explication, ils quittent les lieux laissant sur mon balcon un garçon qui a besoin de 12 ans d’éducation là là maintenant. Un enfant qui échoue sa 6ieme année, qui refuse de se laver, qui n’a pas appris à se moucher ni à s’essuyer les mains ailleurs que sur ses vêtements. Et c’est là que commence ma nouvelle vie.

Je lui trouve un pédiatre qui le diagnostique Trouble de déficit d’attention avec hyperactivité et impulsivité + Trouble opposition avec provocation. Possibilité de personnalité antisociale mais le diagnostique se fait seulement à l’âge adulte. Menteur, manipulateur.. Voleur..

J’ai plein d’amour à donner. Je suis forte et j’aime relever des défis.. So What?

So.. depuis 4 ans nous essayons de rattraper les 12 ans perdue.. et ça ne fonctionne pas. On a tout donné ce qu’on a jusqu’à s’épuiser: Les scouts, les cadets, les câlins, l’encadrement très serré, donner plus de liberté, deux suivis avec T.S, médication, renforcement positif (malheureusement on ne trouve rien à renforcer), classe spécialisé, vérifier les fréquentations, donner de l’amour à profusion, systeme de récompense, systeme de retrait de privilège, le laisser ‘fuguer’ avec consentement (chez un ami) etc.. J’ai lâché prise et je me suis dit que si le grand garçon décide de faire de mauvais choix, il assumera les conséquences.. Il rejette tout le bien qu’on essaie de lui faire. Il rejette son père, rejette sa mère.. C’est parfois même l’enfer.

J’ai deux petits garçons qui mérite d’avoir TOUTE mon attention et mon énergie. Qui mérite la sécurité .. Sécurité que le grand garçon a mis en danger.. Nous avons demandé à la mère de reprendre son fils, elle refuse..

Nous sommes devant un mur qui semble aussi grand que celui de Berlin.. Je me sens comme dans le film mommy..

J’aimerais passer à une autre histoire.. Et vous raconter qu’il était une fois, peut-être même deux ..

Testostérone

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Je suis maman de 2 garçons et aussi belle-maman d’un garçon.

Ma maison est donc remplis de testostérone, d’objets éparpillés ici et là, de cris de Tarzan, de bobettes sur le sol, de miettes de pains sur le comptoir, de figurines de transformers, de légos rouges et blancs, de films d’actions, d’autos, de fans de luttes…

J’entend souvent: ‘J’ai oublié’. ‘C’est moi qui a pété!’. ‘Je vais le faire plus tard’. ‘Le ménage ne presse pas’. ‘On écoute tu les DVD de Goldorak?’

Je ne peux pas reconnaître les princesses de Disney. Je ne fais pas de soirée Cooconing. J’ai oublié l’odeur du vernis a ongle! Je me sens comme dans Les Parent et je ne ferais jamais de tresses.

Ma famille est complète.

Les gens me demande : ‘Désire tu une fille?’

Non. Je suis comblée. Je ne ressent pas le besoin d’avoir MA fille. D’ailleurs je ne suis pas très fefille dans mon apparence ni dans mon attitude. Je dirais même que c’est moi l’homme de la situation.

Qui prendrais le risque d’avoir un autre garçon? Qui se dit: ‘Ah moi, s’il me faut avoir 10 garçons pour avoir une fille, Lets go?’

Certainement pas moi 😉

Un samedi matin comme je les aimes!

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Mes matins sont loin de ressembler a ceci mais en ce samedi c’était le cas.  J’ai relaxé jusqu’à 9h et j’en ai payé le prix..

Retour du balancier, mes deux garcons sages ce sont transformé en montres dès que 10h a sonné. Le plus jeune réclamait mes bras, le plus vieux recherchait mon attention de façon négative. Il faut dire que j’était à la course. Je devais préparer le souper et faire le ménage du week-end avant mon départ pour le boulot a 13h30… Parfois aller travailler est un soulagement.. Aujourd’hui ça en était tout un!

Quand rien ne vas

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Je regarde ce vidéo! Il me fait tellement penser à mon chum qui n’est pas manuel du tout! Juste installer des rideaux le fait sacrer.. et ils sont toujours croche.. Et je ris a gorge déployée en regardant Martin Matte installer son cadre pour me remettre un sourire dans le visage.

Les beaux malaises \ TVA

Des moments comme ceci j’en vis et en vivrai encore car nous avons acheté une maison qui nécessite quelques travaux.. Qui dit rénovation dit chicane de couple.. Pour nous les chicanes se résument à qui fait quoi et quand le fera t il. Exemple: nous avons acheté le nouveau revêtement pour le plancher de la cuisine depuis l’automne et ce n’est toujours pas fait. Acheter une maison, qui de surcroît nécessite des rénovations, met le couple à l’épreuve.. Et comme épreuve, ça en est toute une!

Et vous? Quel vidéo vous faire rire à tout coup?

Mon ex à moi

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Parfois je m’accroche à une série télé sans trop d’attente et sans savoir que le dénouement de l’histoire réveillerais des sentiments enfouient à l’intérieur de moi. La série Mon Ex à Moi diffusé à Série plus ce printemps a eu un effet de vague immense dans mon coeur. Au fil des épisodes, j’ai ris et j’ai beaucoup pleuré.

Mon ex à moi c’est l’histoire d’Amélie qui tente de reconquérir son ex  François . À priori, je n’ai jamais voulu reconquérir un ex . Je n’ai aucun regret de mes histoires d’amours du passé.

Mon ex à moi c’est aussi l’histoire de Marilou, colocataire d’Amélie. Marilou c’est la fille passionnée qui recherche l’amour intense, le vrai. Drôle et attachante, elle n’a jamais été en couple mais passe d’aventure en aventure. Jonathan, optométriste, tombe sous le charme de Marilou au premier coup d’oeil. Pendant son examen de la vue, il embrasse Marilou qui croit fermement qu’il l’a agressé. Il fait tout pour avoir son coeur, lui livrant fleur après fleur , lunettes après lunettes, lettres après lettres..

Stop, revenons à ma petite personne. J’ai pleuré et pleuré en voyant tous les efforts de Jonathan pour conquérir Marilou. J’ai pleuré et pleuré en m’identifiant à Marilou qui a peur d’aimer et de se faire aimer. Mais pourquoi donc?… Parce que j’aimerais pour une fois me sentir aimée.. Parce que j’ai peur de moi même, de mon intensité amoureux..

Puis il y a Matt, voisin d’en haut. Il fréquente une fille sans s’engager officiellement. J’ai cru par moment qu’il était gai.. Mais non.. Il ne s’engage pas car il est amoureux d’Amélie! Un amour enfuie, jamais avoué.. et qui une fois qu’Amélie réussit a reconquérir François, viens bouleverser celle-ci..

Un amour enfuie, jamais avoué, nous en avons tous. Je fus transporté dans les années 90, là ou enfant et adolescente, j’ai eu le béguin pour certaines personnes qui ne l’ont jamais su par peur.. par peur du rejet.

Et je me plais à m’imaginer comment ma vie aurait tournée si javais avoué.. Je sais aussi que je suis l’amour jamais avoué de quelqu’un. je l’ai su des années plus tard.. J’ai même parfois la crainte d’avoir passé à côté de ‘l’homme de ma vie’ parce que je me suis laissé guidé par mes peurs ou parce qu’il s’est enfermé dans la sienne.

Et vous, avez vous un amour non avoué?