Pénurie de bac pour seringues souillées: Problème pour les soins à domicile

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Le 17 Février, Simon Delisle a fait une ‘ »montée de lait’ sur sa page facebook au sujet de la pénurie des bacs de récupération de seringues souillées. Il a aussi fait une entrevue à ce sujet sur les ondes du 98.5fm , dans le cadre de l’émission : Puisqu’il faut se lever.

En tant qu’ASSS, travaillant aux soins à domicile d’un CLSC, je vois ce problème depuis déjà quelques mois.

Au départ, certains de mes clients ont décidé d’arrêter d’utiliser un bac pour déchets biomédicaux parce que celui-ci était maintenant payant. Le prix variant, d’une pharmacie et d’un format à l’autre, entre 5$ et 10$ du bac. Puis, ils ont voulu utiliser le bac à nouveau mais ils arrivent à en avoir qu’une fois sur 5.

Utilisant toute sorte de contenant dangereux : Bouteille de lave-glace, pot de cornichons, pichet d’eau, pot de yogourt etc, ils se sont vu refuser le retour de leurs aiguilles souillées par le pharmacien.

Qu’en ont-ils fait? Ils les ont mis directement à la poubelle.

Le vrai problème qui se cache derrière le comptoir de la pharmacie est la pénurie engendrée par le gouvernement Couillard. Trouvant que donner ces pots coûte trop cher au système de santé, monsieur le Premier ministre du Québec a décidé de limiter l’approvisionnement en bac à déchets biomédicaux. Résultat: il y a pénurie et pour s’assurer que ces bacs sont remis aux gens qui en ont  »vraiment besoin » (les diabétiques) et non aux  »junkies » (qui en ont aussi vraiment besoin) certaines pharmacies demande une contribution monétaire en échange du bac.

En tant qu’ASSS, je dois donner des injections d’insuline et déposer la seringue dans un contenant dangereux. Dangereux parce que s’il se renverse, je devrais ramasser toutes ces aiguilles souillées, une à une, délicatement en augmentant les chances de me piquer avec une aiguille.. Avoir 2h pour voir un médecin.. Devoir passer des tests de dépistage et peut-être bien faire un traitement préventif contre le VIH. Les bacs biomédicaux sont dotés d’une porte antiretour évitant ainsi que son contenu soit accessible. En limitant l’accès à ces bacs, c’est toute la population qui est à risque de se piquer avec une aiguille souillée puisqu’elles se retrouvent maintenant dans nos poubelles, dans nos dépotoirs et peut-être même dans nos égoûts.

C’est inacceptable et j’ose espérer qu’ensemble nous trouverons des solutions et réussirons a faire reculer le gouvernement du Québec sur sa position.

 

 

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