Dépêchez-vous!

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Image libre de droit Pixabay.com

 

Lorsque j’ai déposé mes enfants, le ventre vide et en pyjama, chez mes parents parce que je travaillais à 7h ce matin, j’avais le coeur gros. Je me disais qu’ils ont le droit de se réveiller en douceur le matin. Que je devrais être en train de brasser mon mélange à crêpe ou de retourner le pain doré dans la poêle…
Nous sommes tellement pressés les matins de semaines. Mes enfants méritent un répit le week-end. Je me suis demandé pourquoi je ne suis pas devenu enseignante plutôt que de choisir un métier qui exige que je commence très tôt et que je travail les fins de semaines.
Puis j’ai pensée à mes clients de la fin de semaine. La majorité ont le diabète et subissent les contrecoups de cette maladie. Ils n’arrivent plus à voir leur taux de glycémie sur leur glucomètre ni le nombre d’unités d’insuline dans leur seringue. J’ai aussi une jeune femme qui, née trop tôt, est atteinte de paralysie cérébrale. Privée de son autonomie, elle dépend des autres pour vivre.
Mes enfants ont la chance d’être en santé. Bien qu’ils soient bousculés le matin, ils ne savent pas la chance qu’ils ont de pouvoir enfiler leur manteaux, marcher jusqu’à la voiture en chignant pour aller déjeuner chez Mamie et Papie comme des enfants en santé et voie d’autonomie peuvent le faire.
Ce midi, Je culpabilise un peu moins en me disant qu’en vieillissant ils comprendront mieux pourquoi maman disait toujours: Dépêchez-vous!
Si j’avais choisis un métier non indispensable, c’est certain que ce matin je serais resté en pyjama à regarder un film avec mes mousses parce que ce travail je ne l’aimerais pas autant que j’aime celui que je fais, même si mes horaires sont atypiques.
Ce que je vis dans ma conciliation travail-famille, beaucoup de femmes le vivent également. Tiraillé entre notre rôle de mère qu’on partage à contre coeur avec d’autres femmes et notre devoir de gagner notre vie ou notre besoin d’indépendance financière

Bien que parfois j’envie les mamans à la maison, j’ai tourné 100 fois dans ma tête la possibilité d’en devenir une sans jamais réussir à trouver la formule qui m’irait.

Faire un travail qui me permet de m’épanouir me rend cette conciliation plus facile puisque comme certaines femmes, je n’ai d’autres choix que de me lever le matin pour travailler afin d’apporter du beurre sur la table de mes enfants.

 

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